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Programmes d'entraînement au 10 km : développez vitesse, endurance et assurance pour le jour J

Distance suffisamment courte pour accélérer le rythme et assez longue pour tester votre endurance, voici comment vous entraîner pour réaliser votre meilleur 10 km.

Runners On en tenue noire et blanche en pleine foulée.

Le 10 km offre un juste équilibre entre vitesse et endurance. Assez long pour exiger de la résistance, il est aussi suffisamment court pour que l’allure reste déterminante du premier au dernier kilomètre.  

Pour être efficace, un programme d'entraînement au 10 km doit par conséquent permettre de travailler ces deux aspects. Il doit allier sorties tranquilles, séances de vitesse et jours de récupération pour aider votre corps à s'adapter sans risquer le surmenage. « Un bon programme d'entraînement ne devrait pas vous laisser dans un état d'épuisement constant », explique Lisa Felicitas Rihm, ambassadrice On et marathonienne avec un chrono de 2 h 42. « Il doit être structuré autour de séances intenses et de journées plus faciles : c’est cet équilibre qui permet d’entretenir la motivation du corps et de l’esprit sur le long terme. » Que vous vous entraîniez pour votre premier 10 km ou que vous cherchiez à battre votre record personnel, les programmes que nous proposons ici sont conçus pour s'adapter à votre niveau actuel et vous permettre de progresser. « J'adore vraiment travailler avec des programmes d'entraînement », confie Lisa Felicitas Rihm. « J'aime ne pas avoir à me demander constamment quoi faire et quand m'entraîner. Je fais entièrement confiance au processus et à mon coach qui met tout cela en place. »

Quelles sont les caractéristiques d’un programme d'entraînement optimal pour le 10 km ?

Le programme d'entraînement au 5 km privilégie la vitesse, tandis que celui pour le marathon met l'accent sur l'endurance. Le programme pour le 10 km se situe exactement entre les deux. Votre entraînement doit donc vous permettre de développer ces deux volets.  

Un programme solide comprend trois éléments essentiels :

- Une sortie longue hebdomadaire pour développer votre base aérobie

- Des séances de vitesse pour gagner en vitesse et augmenter votre VO² max

- Des courses tranquilles pour favoriser la récupération et la régularité

Lorsque Lisa Felicitas Rihm cherche à réaliser un bon temps sur 10 km, elle privilégie les séances de VO² max. « Ce sont les entraînements que j'aime le moins d'un point de vue mental, mais c’est justement ça l’intérêt : la magie réside dans la combinaison des différentes approches », explique-t-elle. « Les séances doivent se compléter et se suivre à mesure que vous avancez. C'est cet équilibre qui permet de réaliser des progrès à long terme. » 

La progression est tout aussi importante que les entraînements eux-mêmes. Augmentez progressivement les distances, de 10 % maximum d'une semaine sur l'autre, et essayez de limiter votre sortie longue à environ 25 à 30 % de votre volume d’entraînement hebdomadaire total.

La récupération fait partie intégrante de l'entraînement. Au cours des dernières semaines avant la compétition, réduisez les distances. Cette période de récupération permet à votre corps d'assimiler l'entraînement et de refaire le plein d'énergie pour vous aligner sur le départ en pleine forme plutôt qu’en ayant déjà accumulé de la fatigue. Si vos jambes vous semblent lourdes durant les dernières semaines avant la course, considérez cela comme un signe qu'il faut lever le pied.

Pour Lisa Felicitas Rihm, les moments les plus difficiles sur le plan mental sont les semaines de réduction des distances et la période de récupération elle-même. « Paradoxalement, c'est souvent à ce moment-là que je me sens le plus fatiguée, amorphe et émotionnellement épuisée », explique-t-elle. « Mon corps dispose enfin d’assez de répit pour me montrer à quel point je l’amenais proche de ses limites. » Elle souligne que ces semaines plus calmes peuvent aussi faire naître le doute : « Est-ce que j'en fais assez ? Mon corps est-il trop épuisé ? Est-ce que j’ai fait les progrès attendus ? Pourtant, l'énergie revient presque systématiquement avant le jour de la compétition. « Je constate un regain de motivation, d'envie et d'excitation », raconte-t-elle.  

« Quelqu’un a un jour comparé ce sentiment au fait de colmater une fuite d’eau avec la main », dit-elle. « La pression ne cesse d’augmenter jusqu’à ce que l’on puisse enfin tout lâcher et montrer de quoi on est capable. »

Runneuse en pleine foulée portant un legging et une brassière de sport On en milieu urbain.

Bien commencer

Le programme d'entraînement au 10 km idéal dépend de votre condition physique actuelle et de votre objectif de course.


Niveau débutant

Vous êtes capable de courir un 5 km sans vous arrêter et vous souhaitez vous entraîner pour parcourir des distances plus longues. Votre distance d’entraînement hebdomadaire se situe probablement sous les 19 km. L'important ici est la régularité : augmentez progressivement le volume de course en privilégiant les séances faciles et la récupération.


Niveau intermédiaire

Vous courez trois à quatre fois par semaine et avez une certaine expérience des courses. Votre distance d’entraînement hebdomadaire se situe entre 19 et 40 km. L'objectif n'est plus simplement de franchir la ligne d’arrivée, mais de vous améliorer grâce à des entraînements de vitesse plus structurés, tels que les tempo runs, les courses progressives et les sorties à votre allure de course.


Niveau avancé

Vous avez de l’expérience, et courez régulièrement en vue d'un chrono précis. Votre volume d’entraînement hebdomadaire est de minimum 48 kilomètres. Préparez-vous donc pour une charge plus importante avec des entraînements plus exigeants et un focus sur la précision de l’allure et la récupération.


Avant de commencer, il est utile de comprendre les éléments fondamentaux qui composent la plupart des programmes d'entraînement au 10 km :

- Sortie longue : la course la plus longue de la semaine. Maintenez un rythme régulier et homogène, sans forcer.

- Course tranquille : course de faible intensité qui permet de cumuler les kilomètres en évitant la fatigue excessive. Si vous ne pouvez pas tenir une conversation, ralentissez.

- Jour de repos : pause à respecter obligatoirement.Elle est indispensable à la récupération et à l'adaptation.

- Séance multisport : activité à faible impact (vélo, natation ou rameur) permettant de rester en forme tout en réduisant la charge sur le corps.

- Renforcement musculaire : une à deux séances par semaine pour améliorer l'endurance et l'économie de course. L’idée est de pouvoir courir plus vite moyennant moins d'effort.


Comment déterminer votre allure sur 10 km

Votre dernier 5 km peut vous aider à estimer votre allure sur 10 km. Ajoutez à votre allure sur 5 km environ 15 à 30 secondes pour chaque 1,5 km supplémentaire, ou multipliez votre temps de course sur 5 km par 2,1 pour obtenir une estimation sur 10 km.  

Si vous n'avez jamais couru de 5 km, basez-vous plutôt sur l'effort :

- « Facile »  :correspond à l’allure à laquelle vous pouvez tenir une conversation. Ceci devrait constituer l'essentiel de votre entraînement.

- « Tempo » : équivaut à une allure exigeante, mais maîtrisable. L’effort est assez intense pour améliorer votre condition physique tout en étant tenable pendant 20 à 40 minutes.

- « Allure de course » : elle est exigeante, mais tenable sur toute la distance du 10 km. Elle se veut plus difficile que l’allure tempo.


Temps d'arrivée 5 km

Allure 5 km (par km)

Temps estimé 10 km

Allure estimée 10 km (par km)

17:00

3:24

35:30

3:33

20:00

4:00

41:50

4:11

25:00

5:00

52:15

5:14

30:00

6:00

1:03:00

6:18

35:00

7:01

1:15:00

7:30

40:00

8:01

1:28:00

8:49

Programme d'entraînement au 10 km, niveau débutant

Ce plan d'entraînement est conçu pour les runners déjà capables de courir un 5 km et qui veulent s'attaquer à une plus longue distance. Si vous débutez complètement en course à pied, envisagez de commencer par un programme doux.

L'objectif est ici de franchir la ligne d'arrivée en bonne forme. Si vous avez besoin de faire des pauses pour marcher en cours de route, n'hésitez pas. Développer l’endurance prend du temps et c'est exactement ce que propose ce programme.


Semaine

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total hebdomadaire

1

Course tranquille : 4 km 

Repos

Course tranquille : 4 km 

4 à 6 accélérations

Repos

Course tranquille : 3 km 

Sortie longue : 5 km 

Repos ou séance multisport facultative 

16 km

2

Course tranquille : 5 km 

Repos

Course tranquille : 4 km 

Repos

Course tranquille : 3 km 

Sortie longue : 5,5 km 

Repos ou séance multisport facultative 

18 km

3

Course tranquille : 5 km 

Repos

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations (facultatif)

Repos

Course tranquille : 3 km 

Sortie longue : 6,5 km 

Repos ou séance multisport facultative

19,5 km

4

Course tranquille : 5,5 km

Repos

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations (facultatif) 

Repos

Course tranquille : 4 km 

Sortie longue : 6,5 km 

Repos ou séance multisport facultative 

21 km

5

Course tranquille : 5,5 km 

Repos

Course tranquille :

5,5 km + 4 à 6 accélérations 

Repos

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 7 km 

Repos ou séance multisport facultative 

22,5 km 

6

Course tranquille : 6,5 km 

Repos

Course tranquille : 5,5 km + 4 à 6 accélérations 

Repos

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 7 km 

Repos ou séance multisport facultative 

24 km 

7

Course tranquille : 5,5 km 

Repos

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations (facultatif)

Repos

Course tranquille : 4 km 

Sortie longue : 6,5 km 

Repos ou séance multisport facultative 

21 km

8

Course tranquille : 5 km 

Repos

Course tranquille : 3 km + 4 à 6 accélérations (en option) 

Repos

Course tranquille : 1,5 km 

Jour de la course

Repos

18 km

Toutes les sorties de ce programme sont volontairement faciles. L'objectif est de développer l'endurance et non la vitesse. Courez à un rythme de conversation (l'excuse parfaite pour recruter un ou une partenaire d’entraînement). 

La séance multisport est facultative. Si votre corps a besoin de repos, accordez-le-lui. Lorsque vous bougez, faites-le en douceur.  

Les accélérations sont incluses comme outil de progression, mais sont également facultatives. Pensez à de courtes accélérations progressives d'environ 20 secondes, visant à atteindre une allure plus rapide.

Programme d'entraînement au 10 km, niveau intermédiaire

Vous avez déjà franchi la ligne d'arrivée d'un 10 km. L'objectif n'est désormais plus seulement de terminer, mais de courir plus vite.  

Ce programme comprend une séance de qualité par semaine, généralement un tempo run ou un entraînement à allure de course. Ces séances vous aident à vous familiariser avec votre allure cible, à mieux la contrôler et à la maintenir sur des efforts plus longs. 

Veillez à ce que les échauffements et les récupérations restent légers. Les exercices dynamiques comme les balancements de jambes, les montées de genoux avec griffé et les talons fesses aident à préparer le corps à courir plus vite sans ajouter de fatigue inutile.  

Les séances multisports doivent venir en soutien pour développer votre condition aérobie, sans entrer en concurrence avec vos sorties running. Le vélo, la natation ou le rameur à un rythme modéré conviennent parfaitement. Gardez les efforts plus intenses pour vos entraînements de running.

Si vous ajoutez du renforcement musculaire, une à deux séances par semaine suffisent. Associez-les à des sorties de course plus intenses, par exemple, à une séance de vitesse du mardi, de façon à ce que vos journées de récupération vous offrent un vrai repos.


Semaine

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total hebdomadaire

1

Course tranquille : 4 km 

Tempo : 

1 km d'échauffement

2 km allure tempo

0,5 km de récupération

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 6,5 km 

Repos

24 km 

2

Course tranquille : 4 km 

Allure de course : 

1 km d'échauffement

3 km allure 10 km

Récupération

Course tranquille : 4 km + 4 à 6 accélérations

Séance multisport

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 8 km 

Repos

25 km 

3

Course tranquille : 5 km 

Tempo : 

1 km d'échauffement

3 km allure tempo

Récupération

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 7 km 

Repos

26 km 

4

Course tranquille : 5 km 

Allure de course : 

1 km d'échauffement

4 km allure 10 km

Récupération

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 5,5 km 

Sortie longue : 8 km 

Repos

28,5 km 

5

Course tranquille : 5,5 km 

Tempo : 

1 km d'échauffement

4 km allure tempo

Récupération

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 6,5 km 

Sortie longue : 8 km 

Repos

30 km 

6

Course tranquille : 5,5 km 

Allure de course : 

1 km d'échauffement

5 km allure 10 km

Récupération

Course tranquille : 5,5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 6,5 km 

Sortie longue : 9 km 

Repos

33 km 

7

Course tranquille : 5 km 

Tempo :

 1 km d'échauffement

3 km allure tempo

Récupération

Course tranquille : 5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 5 km 

Sortie longue : 8 km 

Repos

27 km 

8

Course tranquille : 5 km 

Course tranquille : 

3 km + 4 à 6 accélérations 

Course tranquille : 5 km 

Séance multisport 

Course tranquille : 2 km 

Jour de la course

Repos

24 km 

Programme d'entraînement au 10 km, niveau avancé

Si vous courez régulièrement depuis des années et que vous disposez déjà d'une solide base aérobie, ce programme est conçu pour vous aider à réaliser votre meilleur temps sur 10 km.

Prévoyez deux séances de qualité par semaine, comprenant du fractionné, des tempo runs et des sessions à allure de course. « En matière d'entraînement de vitesse, la variété est essentielle », explique Lisa Felicitas Rihm. « Je pense que les meilleurs progrès s’obtiennent en combinant de manière intelligente et progressive des séances de travail de la VO² max, des entraînements au seuil et des efforts plus modérés. » 

De nombreuses séances de fractionné sont effectuées à l’allure d’un 5 km, voire plus vite. S'entraîner à un rythme supérieur à votre objectif sur 10 km contribue à améliorer la VO² max, soit la capacité du corps à utiliser efficacement l'oxygène lors d'efforts intenses, et aide donc à mieux contrôler votre allure de course.

À mesure que l'intensité augmente, les phases de récupération deviennent encore plus importantes. Levez vraiment le pied lors des journées plus légères, et si vous incluez des séances de renforcement musculaire à votre programme, associez-les aux entraînements plus intenses, de façon à combiner le stress de manière stratégique et à favoriser la récupération.


Semaine

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total hebdomadaire

1

Course tranquille : 8 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

6 × 400 m à allure 5 km (90 s de récupération)

1,5 km de récupération

Course tranquille : 8 km + 4 à 6 accélérations

Séance multisport 

Tempo : 

3 km d'échauffement

5 km allure tempo

Récupération

Sortie longue : 13 km 

Repos

48 km 

2

Course tranquille : 8 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

5 × 800 m à allure 5 km

Récupération

Course tranquille : 8 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport

Allure de course :

 3 km d'échauffement

5 km à allure 10 km

Récupération

Sortie longue : 13 km 

Repos

51 km 

3

Course tranquille : 10 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

6 × 800 m à allure 5 km

Récupération

Course tranquille : 10 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Tempo : 

3 km d'échauffement

6,5 km allure tempo

Récupération

Sortie longue : 11 km 

Repos

56 km 

4

Course tranquille : 10 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

4 × 1,5 km à allure légèrement supérieure à celle du 10 km

Récupération

Course tranquille : 10 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Allure de course : 

3 km d'échauffement

6,5 km à allure 10 km

Récupération

Sortie longue : 11 km 

Repos

59,5 km 

5

Course tranquille : 10 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

8 × 600 m à allure 5 km

Récupération


Course tranquille : 10 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Tempo : 

3 km d'échauffement

8 km allure tempo

Récupération

Sortie longue : 13 km 

Repos

62 km 

6

Course tranquille : 10 km

Fractionné : 

3 km d'échauffement

5 × 1,5 km à allure 10 km

Récupération

Course tranquille : 10 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Allure de course : 

3 km d'échauffement

6,5 km à allure 10 km

Récupération

Sortie longue : 14,5 km 

Repos

64,5 km 

7

Course tranquille : 8 km 

Fractionné : 

3 km d'échauffement

5 × 600 m à allure 5 km

Récupération

Course tranquille : 8 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport

Allure de course : 

3 km d'échauffement

5 km à allure 10 km

Récupération

Sortie longue : 16 km 

Repos

54 km 

8

Course tranquille : 8 km 

Fractionné : 

2 km d'échauffement

4 × 400 m à allure 5 km

Récupération

Course tranquille : 6,5 km + 4 à 6 accélérations 

Séance multisport 

Course tranquille : 3 km 

Jour de la course

Repos

35 km 

Entraînements clés pour performer sur 10 km

Chaque entraînement ci-dessous cible un aspect différent de votre préparation physique de façon à prendre le départ avec des bases solides.


Course tranquille

Les courses faciles se font à un rythme permettant de discuter. Vous devez vous sentir suffisamment à l’aise pour tenir une conversation sans être à bout de souffle. Elles devraient constituer la majeure partie de votre entraînement de façon à développer votre base aérobie et à laisser à votre corps le temps de récupérer entre les séances plus intenses.

Une étude qui a suivi des runners de fond d'élite sur sept ans révèle que la course à un rythme modéré est l'un des meilleurs indices de performance, plus encore que l'entraînement fractionné. Ne sous-estimez pas les kilomètres parcourus à un rythme lent.


Tempo run

Les tempo runs sont des efforts intenses à une allure soutenue, mais assez confortable : ces séances doivent être à la fois contrôlées et exigeantes. La plupart des runners constateront que leur allure tempo est environ 20 à 30 secondes plus lente par kilomètre et demi que leur allure sur 5 km.

Ces courses au seuil entraînent le corps à gérer l'accumulation de lactate pour que les jambes gardent de l’énergie plus longtemps. Le lactate s'accumule lors d'efforts intenses et lorsqu’il n’est pas rapidement éliminé, les jambes s’alourdissent, ce qui pousse à ralentir le rythme. Grâce à l’entraînement, l’allure « difficile mais confortable » devient de plus en plus tenable.


Fractionné

Le fractionné est un effort court et intense suivi d'une période de récupération. Pour l'entraînement au 10 km, cet exercice permet de développer la vitesse et d'améliorer la VO² max, tout en aidant à mieux gérer l’allure de course. Donnez tout, récupérez, recommencez.

La structure de cet exercice varie en fonction de l'objectif de la séance. Les répétitions plus courtes, notamment sur 200 ou 400 m, sont généralement courues à l’allure du 5 km ou plus vite, tandis que les efforts plus longs, comme les répétitions sur 800 ou 1 500 m, se situent plutôt autour de l’allure du 10 km ou tempo. La récupération entre les répétitions est tout aussi importante que l'effort lui-même : c'est ce qui permet de répéter l'effort de façon qualitative.

« Si la perspective d'une séance intense de fractionné ou d'une longue course exigeante peut être intimidante, maîtriser ces séances est l'un des sentiments les plus gratifiants de ce sport », explique Lisa Felicitas Rihm.


Séance à l’allure de course

Ces sorties correspondent à des efforts soutenus exécutés à l'allure que vous prévoyez de maintenir le jour de la course. Elles s'intègrent souvent dans des blocs d'entraînement plus longs, entre un échauffement et une récupération facile.

S'entraîner à l'allure de course permet au corps et à l’esprit de se familiariser avec l'effort requis et de ne pas se retrouver en terre inconnue le jour J.

Trois runners en tenue On courant le long d'une route sinueuse.

Sortie longue

Il s’agit de votre plus longue course de la semaine, à effectuer à un rythme confortable qui vous permet de discuter. Semblable à une course tranquille, mais en plus long, c'est cette distance supplémentaire qui favorise l'adaptation.

Le corps apprend à utiliser l'énergie plus efficacement à mesure que vos réserves en glycogène s'épuisent. Sur 10 km, cela signifie être capable de maintenir son allure plus longtemps, même lorsque la fatigue s'installe.


Accélérations

Ces changements d’allure contrôlés durent environ 20 à 30 secondes. Ils consistent à augmenter progressivement l'intensité jusqu'à environ 90 % de votre effort maximal avant de ralentir. Généralement pratiqués à la fin d'une course tranquille, ils s'apparentent moins à un entraînement qu'à un exercice ou à une remise à zéro technique. Les accélérations contribuent à affiner votre technique de course, à améliorer votre cadence, et permettent aux jambes d’accélérer sans la fatigue d'une séance à pleine vitesse.

À tester : faites quelques accélérations pieds nus sur l'herbe. Sans l'amorti d'une chaussure, le pied atterrit naturellement de façon plus légère, ce qui aide à optimiser la technique. Cet exercice contribue également à renforcer les petits muscles des pieds et des chevilles pour une meilleure stabilité et moins de risques de blessures à long terme.

Conseils essentiels pour l'entraînement au 10 km

Si le programme d’entraînement sert de base, c'est votre façon de gérer la charge, la récupération, l’alimentation et la préparation le jour J qui feront toute la différence. Voici quelques conseils essentiels pour vous aider à tirer le meilleur parti de votre entraînement.


1. Augmentation progressive de la distance

Augmenter trop rapidement les distances parcourues peut entraîner des blessures. Le système cardiovasculaire s'adapte plus rapidement que les tendons, les ligaments et les os, ce qui signifie que vos poumons pourront se sentir prêts à en faire plus avant que votre corps ne le soit réellement.

Une étude a démontré que le risque de blessure augmentait considérablement dès lors qu'une sortie dépassait de 10 % la plus longue course effectuée au cours des 30 derniers jours. En augmentant progressivement l'intensité, vous donnez à votre corps le temps nécessaire pour s'adapter à l'effort et gagner en résistance.


2. Identification de votre allure de course

Connaître votre allure cible avant le jour de la course est une chose, la maintenir de manière constante malgré la fatigue en est une autre. La meilleure façon de connaître votre allure de course est via l’entraînement. Les tempo runs et les fractionnés plus longs constituent un bon point de départ, car ils vous placent dans la zone d'inconfort propre à l’allure de course sans exiger un effort équivalent à celui d'un 10 km complet.

Si les montres GPS et les applications de course à pied sont utiles pour ce qui est des statistiques, apprendre à courir au feeling reste tout aussi précieux. Au fil du temps, votre corps commencera à reconnaître les sensations représentatives de votre allure cible, et vous aurez moins de risque de partir trop vite dès le premier kilomètre et d'en payer le prix plus tard.


3. Importance de la récupération

La récupération est l’étape qui permet de véritablement renforcer votre condition physique. L'effort intense de l'entraînement épuise votre corps, et c'est le repos entre les séances qui lui permet de se régénérer et de gagner en résistance.

« Mes programmes d’entraînement s’articulent généralement autour de trois semaines intensives suivies d’une semaine de récupération durant laquelle les distances et l’intensité sont considérablement réduits », explique Lisa Felicitas Rihm. « La récupération permet à mon corps d’assimiler le travail effectué, de se recharger et de constituer l’énergie nécessaire pour la prochaine phase d’entraînement. »

Restez à l'écoute de votre corps pour comprendre le type de récupération dont il a besoin. Il peut s’agir d’une journée complète de repos, d’une course tranquille, d’une promenade douce ou simplement de dire non aux sorties entre amis. Il est également important de veiller à bien s'alimenter et dormir. En effet, le corps se régénère en majeure partie durant le sommeil. Si vous vous réveillez systématiquement en ressentant de la fatigue, que vous avez les jambes lourdes ou que vous manquez de motivation pour vous entraîner, ce sont des signes que votre corps a besoin de plus de repos.

« Je crois que la récupération permet de retrouver le plaisir de l'entraînement », ajoute Lisa Felicitas Rihm. « Après des semaines exigeantes, ces journées allégées vous rappellent pourquoi vous courez et vous aident à revenir avec l’esprit clair et la motivation nécessaire pour relever le prochain défi. »


4. Importance du renforcement musculaire

Les faiblesses au niveau du bas du corps ou du tronc finissent généralement par se manifester sous la forme d'une blessure. Le renforcement musculaire permet de combler ces lacunes dès le début. 

« Je fais de la musculation deux fois par semaine et j'ajoute généralement une séance de récupération sur vélo », explique Lisa Felicitas Rihm. « Ce renforcement est probablement ce qui a eu le plus d’impact sur mes performances de l’an dernier. Je n’ai eu aucune blessure et je sens vraiment la différence quand je cours, surtout lors des séances plus rapides. »

Selon une étude, le renforcement musculaire à haute intensité et la pliométrie peuvent améliorer de manière significative l'économie de course, ce qui permet de dépenser moins d'énergie pour le maintien de la même allure. Lisa Felicitas Rihm a constaté que les exercices de pliométrie avant ses séances de vitesse l'avaient « énormément » aidée, préparant son corps à « courir plus vite et avec plus de puissance avant même le début de la session ». 

Elle confie se sentir plus stable et plus performante, et avoue que sa technique de course s'est considérablement améliorée. Sur 10 km, cette efficacité est primordiale, surtout lorsque la fatigue s'installe en fin de course.


5. Alimentation

Ce que vous mangez avant, pendant et après vos courses a une incidence directe sur votre bien-être et votre récupération. En règle générale, une collation légère et riche en glucides (du type tartine de purée d’oléagineux et banane) prise une à deux heures avant la plupart des courses suffit.  

Côté hydratation, l'eau est parfaite pour les courses de moins d'une heure. Les efforts plus longs peuvent nécessiter une boisson aux électrolytes pour compenser les pertes. 

Dans les 30 à 45 minutes qui suivent votre séance, essayez d’ingurgiter à la fois des glucides et des protéines. Ils favorisent la récupération et préparent votre corps pour la prochaine séance.


6. Familiarisation avec la surface qui vous attend le jour J

La surface sur laquelle vous vous entraînez a son importance. La course sur route offre un sol dur et régulier. Le trail est en revanche plus varié et sollicite davantage les muscles stabilisateurs. Entraînez-vous sur la surface de la compétition de façon à y habituer vos jambes.

Personne en tenue On assise sur au sol. Personne en tenue On assise sur au sol.
Personne debout en tenue On, les mains sur les genoux et regardant vers l’objectif.Personne debout en tenue On, les mains sur les genoux et regardant vers l’objectif.

Tenue d'entraînement

Une tenue adaptée ne vous fera pas gagner en vitesse, mais elle rendra chaque séance d'entraînement plus confortable et vous aidera à vous sentir mieux préparé·e le jour J. « Lorsque la foulée commence à se dégrader, surtout en fin de course, et que chaque petite irritation devient perceptible, le fait d’avoir une chaussure qui reste stable, souple et protectrice fait une énorme différence », explique Lisa Felicitas Rihm. 

Chaussures : optez pour des chaussures de course dotées d'un bon amorti pour courir confortablement sur de longues distances, sans sensation de jambes lourdes. Pour le jour de la course, nombreux sont les runners à faire le choix d’une chaussure plus légère, plus réactive et conçue pour la vitesse, à l’image de la Cloudboom Vault. Veillez à bien roder vos chaussures avant le grand jour.

Vêtements techniques : choisissez des vêtements de running dans des tissus qui évacuent l'humidité. Cela vous permettra de rester à l'aise et au sec lors d'efforts prolongés. « J’aime allier fonctionnalité et style », confie Lisa Felicitas Rihm. 

Évitez le coton, qui retient l'humidité et peut provoquer des irritations.

Chaussettes : il vaut la peine d’investir dans de bonnes chaussettes de course. Optez pour des modèles rembourrés qui évacuent l'humidité et s'ajustent parfaitement sans faire de plis. Comme pour vos chaussures, portez-les avant le jour de la course.

Montre GPS : elle permet d’éliminer les estimations dans la gestion de l'allure. Le fait de pouvoir suivre votre rythme, la distance parcourue et votre fréquence cardiaque en temps réel aide à respecter les temps de repos et à vous dépasser comme il se doit les jours d'entraînement intense.

Gestion de l’allure

C'est la régularité qui vous permettra de vous aligner sereinement le jour de la course. Un entraînement adapté rend l’effort familier. Suivez un programme d'entraînement structuré, à la fois adapté à vos objectifs et à votre condition physique, et ajustez-le si nécessaire, tout en faisant confiance au processus.

« Votre entourage peut vraiment faire la différence », déclare Lisa Felicitas Rihm à propos de ses objectifs de course. « Les compétitions deviennent des objectifs collectifs pour lesquels on se motive mutuellement. On célèbre ensemble les progrès accomplis et même les séances les plus difficiles deviennent agréables. »

Lorsque vous recevez les encouragements d'amis ou de partenaires d'entraînement, les séances représentent bien plus qu'une case à cocher sur un programme.

FAQ

Combien de miles représentent 10 km ? 

Un 10 km correspond à 6,2 miles.


Combien de semaines d’entraînement sont nécessaires pour un 10 km ?

La plupart des runners s'entraînent pendant huit à douze semaines pour cette distance. Si vous êtes novice, vous aurez peut-être besoin d'un programme plus long pour vous préparer en toute sécurité et éviter les blessures. 


Quel est le meilleur programme d'entraînement pour un 10 km ?

Un programme qui commence par une distance hebdomadaire proche de celle que vous parcourez actuellement et qui augmente progressivement au fil du temps. Les plans qui augmentent le kilométrage trop rapidement vous exposent au risque de blessure. 


Quelle allure pour un 10 km ?

Les runners confirmés et de haut niveau peuvent courir un 10 km en 45 minutes ou moins. 


Quelle est la règle des 20 % en course à pied ?

Cette règle implique de courir à une intensité modérée ou élevée uniquement sur 20 % de votre volume hebdomadaire. Le reste est constitué de courses tranquilles.