

En quête d’un meilleur chrono ou entraînement pour votre premier semi-marathon, ce programme est conçu pour vous perfectionner en 12 semaines et vous préparer à prendre le départ.


Trois mois ça passe vite, surtout quand on se prépare pour un semi-marathon.
Ce guide sur 12 semaines s’articule en différentes étapes : des éléments à considérer avant de se lancer jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée, en passant par tous les entraînements intermédiaires.
Avant de commencer à planifier votre programme d’entraînement, faites un point sur vos acquis. Vos objectifs, votre condition physique et vos antécédents de blessures conditionneront les 12 semaines à venir et votre progression vers le jour J.
Commencez avec ces points essentiels :
- Définissez d’où vous partez : les distances que vous parcourez actuellement et votre allure cible détermineront le volume et l’intensité d’entraînement que vous pourrez gérer en toute sécurité dès la première semaine. - Choisissez un programme adapté : l’entraînement universel n’existe pas. Un runner ou une runneuse qui se prépare pour son premier semi-marathon devra adopter une approche différente de ceux qui cherchent à améliorer leur chrono. Adaptez votre programme à votre expérience et intensifiez l’entraînement progressivement. - Tenez compte du risque de blessure : si vous ressentez une gêne ou vous remettez d’une blessure, faites les aménagements nécessaires au plus tôt. Les séances mixtes, avec de la natation ou du vélo, peuvent remplacer certains runs faciles tout en maintenant une base aérobie solide. - Vérifiez votre équipement : disposer de chaussures de running sur route fiables est essentiel. Une bonne paire favorisera la régularité et vous assurera confort et sérénité à mesure que vous enchaînez les kilomètres.


L’objectif des quatre premières semaines tient en un mot : régularité. Commencez progressivement, trouvez votre rythme et laissez votre corps s’adapter aux sorties régulières.
- Priorité : privilégier les distances faciles en combinant sorties courtes et une course plus longue par semaine. La plupart des runs doivent se faire à une allure décontractée. Les courses de courte durée oscillent généralement autour de 5 à 6,5 km, tandis que les sorties longues hebdomadaires vont progressivement chercher les 10 à 13 km.
- Objectif : créer une base solide en matière de distance et préparer votre corps à une routine qu’il pourra gérer semaine après semaine.
Une fois que vous disposez d’une bonne base, vient le moment d’augmenter l’intensité. La régularité reste essentielle, mais votre corps sera ici sollicité de façon plus intense.
- Priorité : augmenter la distance hebdomadaire totale et introduire un travail de vitesse une à deux fois par semaine. Cela peut inclure un entraînement fractionné ou des tempo runs à un rythme soutenu, mais qui reste confortable. Les courses hebdomadaires peuvent varier de 6 à 15 kilomètres, selon votre expérience et votre capacité de récupération.
Objectif : améliorer votre capacité aérobie, courir à l’économie et gagner en assurance à des allures plus soutenues.


La dernière ligne droite se veut une phase de perfectionnement. À ce stade, vous devriez vous sentir à l’aise avec la distance. Ayez désormais confiance en tous les efforts fournis jusqu’ici.
- Priorité : réduire progressivement le volume d’entraînement tout en maintenant une certaine intensité. Les sorties courtes vous permettront de garder vos jambes réactives, tandis que quelques sorties longues raisonnablement dosées boosteront votre endurance. Il est normal que l’inquiétude et l’anxiété montent à mesure que la charge diminue. Ce sentiment de panique n’est pas rare, mais le repos fait partie intégrante de l’entraînement. Après tous ces efforts, donnez à votre corps l’opportunité de récupérer et de se régénérer.
Objectif : arriver sur la ligne de départ avec de l’énergie à revendre et le sentiment de disposer de la préparation physique et mentale suffisante. À ce stade, vous devriez vous sentir à l’aise avec la distance. Ayez désormais confiance en tous les efforts fournis jusqu’ici.
La dernière semaine avant la compétition est dédiée à la mise en condition. Vous n’allez plus gagner en performance à ce stade, alors concentrez-vous sur les choses familières en évitant le stress.
- Hydratation et allure : appliquez les stratégies de ravitaillement qui ont fonctionné à l’entraînement. Commencez en douceur et divisez la course en trois pour garder le contrôle. - Faites tous les tests nécessaires avant le jour de la course : si l’on entend souvent qu’il vaut mieux éviter la nouveauté le jour J, c’est qu’il y a une raison. Chaussures, hauts, short de running, petit-déjeuner et en-cas devraient tous avoir été éprouvés au préalable. -Anticipez : épinglez votre dossard et préparez votre sac à l’avance pour éviter tout stress de dernière minute. - Étudiez le parcours : consultez le tracé et notez les points clés. Si possible, allez en reconnaissance pour analyser le terrain et planifier votre effort.
Une fois votre programme mis en place, ces quelques principes vous aideront à vous entraîner de manière régulière tout en vous adaptant aux imprévus.
- Respectez un programme structuré : utilisez le planning ci-dessus comme cadre de référence, en vous accordant une certaine flexibilité. Les jours de repos, les déplacements professionnels ou la fatigue imprévue doivent être pris en compte dans votre entraînement. Faites les aménagements nécessaires, sans tout abandonner. -Travaillez votre condition physique au-delà du running : les séances multisports et le renforcement musculaire sont synonymes de bienfaits durables. Des exercices comme les squats, les soulevés de terre et les développés militaires renforcent tout le corps. - Alimentez-vous en conséquence : si les besoins nutritionnels pour un semi-marathon varient, un apport régulier en glucides vous aidera à tenir la distance, tandis que les protéines contribueront à la récupération et à la régénération des muscles. - Privilégiez la récupération : les jours de repos sont essentiels. La récupération active favorise la circulation sanguine, réduit les courbatures persistantes et contribue à la régularité à long terme : un facteur clé pour réduire le risque de blessure. -Testez votre stratégie de nutrition : petit-déjeuner, hydratation, en-cas : faites les ajustements à l’entraînement pour éviter toute nouveauté le matin de la course. -Renforcez vos muscles profonds : une sangle abdominale solide favorise le maintien d’une bonne posture lorsque la fatigue s’installe. Des exercices comme les dead bugs, la planche et les bird dogs vous aideront à garder le contrôle en fin de course.


Ce guide d’entraînement sur 12 semaines est conçu pour vous préparer sur les plans physique et mental, sachant que les véritables bénéfices sont retirés à chaque fois que vous vous motivez, vous ajustez et persévérez.
Que ce soit votre premier semi-marathon ou le quinzième, ayez confiance en votre préparation. Une fois sur la ligne de départ, pensez à votre objectif, rassemblez toute votre motivation et faites-vous plaisir : c’est votre moment !